Boy

Boy


Tout d’abord, mettons une chose au clair : BOY est constitué de deux jeunes filles. Valeska Steiner chantait dans des groupes de jazz et de rock de sa Suisse natale avant de déménager en Allemagne, où a grandi Sonja Glass qui jouait dans des orchestres classiques mais était également la bassiste de plusieurs groupes de pop, tout en rêvant d’avoir une carrière bien à elle. Le phénomène BOY a débuté avec Little Numbers, une composition contagieuse qui s’est répandue sur la toile comme une traînée de poudre. Grâce à son optimisme et à sa légèreté, cette chanson est devenue sans que personne ne s’y attende un titre phare que vous n’êtes pas prêts d’oublier. 

Si beaucoup de choses sont remarquables chez ce duo charismatique, la manière dont les deux femmes ont gardé les pieds sur terre depuis l’énorme succès de leur premier album Mutual Friends est particulièrement rafraîchissante. We were here, leur 2e album, est plein de cette nature engageante mais jamais prétentieuse qui caractérise Boy, avec des mélodies vives, maîtrisées, à la grâce malicieuse. La simplicité chez elles semble sans effort, et l’on sent dans leurs chansons une tendresse réconfortante comme la rémanence d’une mélancolie douce-amère. Derrière leur modestie se cache néanmoins une détermination sans faille à écrire des chansons qui durent, des compositions fuselées dans lesquelles chaque note est intrinsèque à leur patte artistique. Après leur tournée internationale est donc venu le temps du silence, pour créer dans la retraite un 2e album capable d’éclipser la magie ingénue du premier.

Voilà Boy qui, avec We were here, étend ses ailes et explore de nouvelles textures et approches musicales, tout en restant fidèle à son esthétique. Un nouveau pas est fait, plus profond et sophistiqué mais toujours dans la même direction et la même sensibilité.

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